Jean. a dit :
Tiens c'est marrant ça, en électronique du signal (y compris audio, mais pas que) le clipping est juste une limitation stricte à une amplitude déterminée. Par exemple : le clipping symétrique d'un sinus d'amplitude max ±1, si on clippe à ±0,7 alors la sinusoïde est "scalpée" à cette valeur-là, avec un plat à ±0,7 ce qui implique un angle de chaque côté de ce plat (ce qui génère des harmoniques assez élevés par rapport à la fréquence de ce sinus)

Les transistors clippent bien comme ça, brutalement ; surtout les transistors à jonctions NPN/PNP (les divers types de FET ont un transfert plus progressif, mais bien moins que les lampes)



Les lampes par contre ne clippent pas brutalement : à l'approche de la limite, avant saturation, la courbe s'arrondit progressivement, donc sans angle (dû à la fonction de transfert Ia=f(Vgk) des lampes)



Et les harmoniques générés par ce type de clipping ne montent pas aussi haut en fréquence, que ceux générés par un clipping brut sans progressivité comme le font les transistors.

En numérique on peut modeler finement le comportement du clipping, selon n'importe quelle courbe de transfert : là à l'opposé de l'analogique on ne dépend plus du type de composant.