Compte censuré a dit :
Le mastering n'est en aucun cas l'art du clipping ou de la compression.... Ce ne sont que des outils, certes utilisés en mastering, mais juste des outils.
Dirait on que la clef à molette et le chalumeau définissent la plomberie, ou que les clefs à pipe sont l'essence de la mécanique ?
Une clef à molette peut être très utile pour un meurtre (cf le colonel moutarde dans le petit salon), et un chalumeau délie des langues....
Le mastering est avant toute autre considération un processus visant à l'adaptation technique d'un média pour sa reproduction, sa diffusion ou son exploitation.
C'est pour le disque une série d'opérations techniques dont l'objectif est à la fois d'homogénéiser les différents titres d'un album, de leur donner des caractéristiques techniques équivalentes aux autres productions ressemblantes, de s'assurer de la capacité des médias à leur diffusion radiophonique, sur lecteur de salon, MP3, sur sono, etc.
C'est donc un processus visant à l'industrialisation des médias dans un champ referenciel large.
Et les outils utilisables sont pluriels en fonction des objectifs à atteindre, et ne peuvent en aucun cas caractériser ce qu'est le mastering.
Tu parlais du clipping....la belle affaire. Imagines tu la tête d'un D.A. de chez EMI classics écoutant la sonate au clair de lune boostée et rehaussée à grand renfort de L3 (ou autres joyeusetés du même acabit !)...
À la question de savoir si le mastering est obligatoire ou indispensable, j'ai tendance à considérer que oui, il l'est, ne serait-ce que pour s'assurer une conformation en direction du médium de diffusion final....et contrairement à beaucoup d'idées reçues, il peut être particulièrement transparent et inaudible.