Le Taz a dit :
@Jean.
Aidés par la baisse généralisée du niveau (non seulement l’orthographe et la syntaxe mais aussi la mémoire, la logique, l’inférence, la déduction, le raisonnement, etc)


Ah oui, cet âge glorieux où tout le monde avait 140 de QI, lisait Platon en Grec et Kant en Allemand dans le texte, faisait ses racines carrées de nombres premiers de tête... Par contre, la date m'échappe un peu... :roll:

A l'occasion, tu devrais lire C'était Mieux Avant ! du regretté Michel Serres, ça s'avale d'une traite, et ça recadre un peu sur cet âge d'or idéalisé par chaque génération invoque, une sorte de dahu quoi. Note bien que je ne te dis pas que le niveau s'améliore nécessairement en ce moment (même si historiquement, en remontant les 100 dernières années, ça a progressé, grâce aux pourris de politiques). Par contre, entre la sélection qui ne se fait plus à l'école (baisse de certains diplômes), mais surtout des réseaux sociaux et autres médias (télé réalité) qui mettent en lumière ceux qui n'en sont pas, totalement décomplexés par la société de consommation, ils sont plus visibles, audibles, et ne cachent plus leurs carences. Bref, on n'est pas en train de devenir plus con, c'est juste que ça se voit plus, que ça devient presque une forme de légitimité pour parler au nom des autres, jusqu'à s'asseoir derrière le bureau oval...

Bref, pour ce qui est de la crédulité, je te recommande encore plus la lecture de Gérald Bronner ou Thomas C Durand (La Tronche En Biais) (ou le Petit Cours d'Autodéfense Intellectuelle, illustré par Charb). Un bon QI ou de bonnes études ne nous protègent pas nécessairement de notre capacité à croire des foutaises et à tomber dans le panneau même en ayant une tête bien pleine. On a un Prix Nobel de Médecine parti en vrille qui est aujourd'hui intimement convaincu qu'on guérit tout avec la vitamine C. Ceux qui se font embrigader par les sectes ne sont pas les pleupleus du coin, mais ceux qui ont fait des études, se posent des question existentielles, et sont, pour une raison ou une autre, en état de faiblesse émotionnelle (c'est mon mémoire de fin d'études). Bref, se faire rouler dans la farine, ce n'est pas une affaire d'intelligence, je dirais même qu'au contraire, plus on confiance en ses moyens intellectuels, plus on est disposé à se faire pigeonner.

Tiens, tout le monde connait le coup tellement évident du couple irlandais, qui n'a rien de compliqué : une famille en panne sur le bord de la route, qui n'a plus d'essence et de sous pour rentrer chez elle, et te supplie de leur filer du cash qu'ils te rembourseront plus tard... Facile de voir l'arnaque non ? Pourtant, avec un bon jeu d'acteur, deux marmots aux yeux embués de larmes, ça marche d'enfer. C'est pas une affaire d'orthographe, de maths ou même de culture gé. Là, il faut connaitre son propre cerveau, ses biais, le centre des émotions, et à ce jour, ça ne s'apprend que dans des filières spécialisées.