Jean~Christophe a dit :
@Alex Luss
quitte à choisir un langage pour d’exprimer, autant qu’il soit intelligible par ceux qui seront récepteurs du message.
Oui, bien sûr.
Mais sans déviation à la norme, il n'y a plus de progrès.
( quant à savoir si, dans ce cas précis, il s'agit vraiment d'un progrès, c'est une autre histoire ! )
Parce qu’à ce compte là, autant la névrositude, j’ai une vague idée de ce que ça pourrait évoquer, autant me faire empâtir par la peur, je me demande toujours quel effet ça fait.
Ahem. Personnellement, je ne suis même pas sûr de vouloir le savoir.
La langue française est suffisamment riche pour qu’on puisse à mon avis trouver toutes les nuances dont on pourrait avoir besoin pour exprimer à peu près n’importe quoi. Commencer par maîtriser cette palette de nuances avant de chercher à en inventer de nouvelles qui ont de toutes façons toutes les chances d’exister déjà, c’est un bon point de départ :)
Oui, d'accord avec ça.

Mais si l'on devait maîtriser en totalité un domaine avant de se permettre de composer avec ses éléments, on ne ferait jamais rien. Car tout ce qu'on connait, on ne le connait que partiellement. C'est vrai pour tout ce qui est de la nature (les lois de la physique, etc) aussi bien que pour tout ce que nous avons nous-même créé (le langage, etc)
Pour prendre un exemple trivial (même si je me doute qu'il soit superflu) :
pas besoin d'être physicien ni ingénieur mécanicien pour savoir conduire une voiture.
Un autre exemple plus profond et moins trivial, c'est la démonstration d'incomplétude de Gödel.
Si c’était pour écrire le texte d’un bon vieux rap du ghetto plein d’argot et de "néologismes" (ça dab, tahu), la cause serait déjà perdue, mais notre ami Léo a plutôt l’air de prendre le parti de la chanson à texte sentimentale, et dans ce domaine, notre bonne vieille langue française a déjà largement fait ses preuves :)
Oui, je suis d'accord avec ça aussi. Du moins, surtout avec la première partie.

Mais en même temps, je maintiens ceci :
s’il le sent comme ça, qui pourrait lui dire "ne fais pas ça" sous prétexte qu’il se réfère à son monde intérieur et non à un document extérieur ?
C’est son morceau, c’est lui qui exprime ce qu’il sent, avec ses mots, il est bien libre de le faire.
L’expression subjective et intuitive passe avant le respect de règles objectives et strictes.