Anonymous a dit :
Si un jour je peux me permettre de ne faire que des presta rémunérés j’irais pas râler après les groupes qui jouent gratuit dans des bars parce que franchement ce n’est de toute façon pas enviable à long terme, ça va en tant qu’apprentissage mais guère plus.


Mais oui mais c'est exactement ce qu'on dit : ne pas jouer pour rien, ne pas tirer tout le monde vers le bas, ne pas accepter des conditions inacceptables. Un bar qui fait son chiffre sur les soirées concerts car sinon ce serait désert et qui ne paye pas les groupes, c'est juste à proscrire, point barre. Jouer dans un rade mal éclairé, avec un son affreux (en même temps les bars ne sont pas conçus pour être des salles de concert), des clients qui s'en branlent/sont bourrés + son matos qui risque d'être abimé = aucun intérêt. Le problème vient autant des gens qui proposent des conditions de merde que de ceux qui acceptent. Les deux font tourner le système. C'est si compliqué à comprendre?

J'avais déjà eu ce débat sur un autre topique il me semble mais je réitère : trop de groupes se lancent dans le live au bout de quelques mois sans être prêts, ils se persuadent que leur presta ne mérite pas d'être payé, ils acceptent tout, même l'exploitation. Ben moi je dis, arrêtez ça, bossez davantage, vous aurez plus confiance en vous, vous vous vendrez mieux d'une part, ensuite vous verrez si votre groupe est vraiment solide (beaucoup s'arrêtent au bout de deux ou trois ans), vous développerez votre propre style, vous économiserez de la sueur, du fric et des prises de têtes.

Ensuite concernant le fait qu'il faut faire ses armes dans des lieux pourris, pas payés, c'est un cliché qu'il est temps d'abandonner. J'ai monté par exemple un duo avec une amie, jamais nous n'avons fait une date non rémunérée. Pourquoi? Parce qu'on sait se vendre (ce n'est pas un vilain mot), on n'accepte pas de jouer gratos, et on a bossé en amont notre projet pour faire en sorte qu'il s'adapte au mieux aux lieux (donc ni batterie, ni basse par exemple). Bref on a RÉFLÉCHIS avant, plutôt que de se faire entuber bêtement, comme 90% des groupes amateurs depuis 30 ans.