globule_655 a dit :
@asiliumproduction
Pas beaucoup de temps pour répondre mais la vision que tu as du réalisateur est à la fois réductrice et erronée.

Mettons la réalité économique en jeux. Un réalisateur (tu parle des quelques survivant après crise qui ont avant plomber financièrement 40 groupes pour une seul réa valable et justifier dans le tas?)


Je parle de la personne en charge de la session, qui qu'elle soit. Quelqu'un doit toujours assurer ce rôle et le problème est que bien souvent personne n'est désigné en plus du fait que personne n'a les compétences pour le faire.
Je ne sais pas à qui tu penses quand tu parles de "survivant qui à plombé 40 groupes" mais ce n'est absolument pas la description d'un bon réalisateur mais d'un escroc.
Tu parlais toi-même de l'album Nevermind qui a été réalisé par Butch Vig et je peux t'assurer que TOUS les groupes l'ayant engagé en ont tiré un bénéfice. Pareil pour des gars comme George Martin, William Wittman, Ron St Germain, Joe Barresi, David Foster, Dave Way, Umberto Gatica etc etc etc... Aucun de ces gars n'a "plombé" un artiste.

Le rôle principal du réalisateur est de maintenir le cap afin de réaliser la vision du projet tout en respectant la contrainte du budget. Donc un réalisateur, même s'il se paye dessus, ne plombe pas un budget mais est justement en charge de le respecter pour ne pas le dépasser, ce qui arrive très, très (trop) souvent dans les projets auto-produits.
Au delà de ça, il est là pour assurer que tout le monde (musiciens ET techniciens) travaille au maximum de ses capacités de manière à fournir le meilleur résultat possible. Cela passe par de la gestion de planning jusqu'à la gestion de conflits et de la logistique qui sont des choses inhérentes à tout projet et je peux t'assurer que son action a un impact très notable sur le résultat final d'un projet.
Travailler avec un bon réalisateur est très révélateur sur son rôle et ses bienfaits qui manquent à la grande partie des projets d'aujourd'hui.

C'était une autre époque


Je ne suis absolument pas d'accord avec ça. Les outils changent mais le travail reste exactement le même. Le but est toujours de fournir le meilleur résultat possible et le plus efficacement possible.
Au cours de ma carrière, il m'est arrivé à plusieurs reprise de voir des rough finir sur l'album. De manière générale même, à moins de bosser dans des conditions médiocres, je travaille de manière à ce que dès la prise on ait quelque chose d'exploitable sans que le mix soit une étape absolument indispensable. Le mix est du coup là pour grappiller les quelques pour-cents restants qui font passer le résultat de bon à excellent. L'excellence étant toujours le but dès le départ.

Peace
Glob