Depuis la très négative perte des catalogues de 200 labels indépendants le mois dernier, Spotify semble décidée à communiquer activement sur les bonnes choses à venir.
Il y a dix jours, Spotify annonçait l'arrivée d'applications intégrées au lecteur, immédiatement disponibles pour les plus impatients puisqu'une version beta a été mise à disposition le jour même. Pour l'instant en nombre très restreint - une dizaine seulement - elles permettent de voir quelques idées sympathiques : le célèbre magazine électronique américain Pitchfork permet de retrouver la liste de ses sélections, Tunewiki permet de faire défiler les paroles du morceau en écoute, Last.fm propose une intégration à son site web, le site de découverte musicale We Are Hunted prend tout son sens en permettant d'écouter immédiatement sa sélection...
Cette beta offre surtout aux développeurs la possibilité de créer leurs propres applications et de le tester dès maintenant simplement. Leur nombre devrait donc exploser avant leur arrivée officielle.
La seconde nouvelle a été annoncée dès le lendemain par Chris Maples, UK Managing Director and European Sales Director de Spotify qui confiant au site Pocket-lint qu'une version iPad est en cours de réalisation et que c'est même une priorité. Voilà qui devrait réjouir les possesseurs de la tablette d'Apple qui doivent se contenter de la version iPhone depuis 20 longs mois.
Et enfin, la nouvelle du jour concerne l'arrivée des radios d'artistes, réservée pour l'heure aux utilisateurs de la version beta.

Le principe est bien connu des utilisateurs de Pandora : il s'agit de partir de quelque chose que l'on aime et de laisser le logiciel enchainer des morceaux similaires.
Pandora est réservé aux résidents des USA où elle rencontre un grand succès, et sa réputation - et son utilisation par des biais détournés - a depuis bien longtemps traversé l'océan.
Pandora a toutefois une limite qui lui vient de ses partenariats avec les labels et qui peut rapidement se révéler frustrante : on ne peut pas passer les morceaux à volonté. Quand le logiciel s'égare dans ses choix, on est contraint de supporter des choses qu'on n'aurait pas vraiment eu envie d'entendre une fois son quota de clics sur le bouton de changement de pistes écoulé.
Spotify n'a pas cette limité et en joue : voilà qui devrait aider l'entreprise suédoise à s'imposer au pays de l'Oncle Sam, d'autant que les premiers essais que j'ai pu effectuer se sont avérés convaincants.