Jamendo, la plate-forme d'hébergement et de diffusion de musique sous licences Creative Commons, est à court d'argent. Son directeur Laurent Kratz a confirmé les rumeurs du début de la semaine selon lesquelles la société serait soit à vendre, soit en recherche d'une fusion.
La plate-forme luxembourgeoise espérait lever 1,5 million d'euros auprès de capitaux-risqueurs, mais l'entreprise a échoué - y compris auprès de son soutien historique Mangrove Capital Partners.
Kratz explique au site américain TechCrunch ce que le site a tenté ces derniers 18 mois : un catalogue de 200.000 morceaux a été constitué et une boutique (Jamendo PRO) a été mise en place permettant d'acheter des licences d'utilisation commerciales (pour utiliser ces musiques en ambiance musicale dans des lieux publics ou encore à des fins d'illustrations sonores de films).
La boutique a été lancée en mars 2009 et n'a attiré que 2300 clients, générant 300.000 euros sur lesquels Jamendo prélevait 50%. Ca n'est donc pas grâce à sa boutique que Jamendo pourra atteindre le montant nécessaire à sa survie qui est dix fois supérieur.
Il est évident que ce montant ne sera pas non plus récolté grâce aux dons, si on s'en réfère à l'historique détaillé qui remonte jusqu'à la mi-2005. Et visiblement, son partenariat avec Deezer conclu le mois dernier ne changera rien.
D'après Laurent Kratz, Jamendo et son actionnaire Mangrove Capital Partners seraient déjà en pourparlers avec un ou plusieurs repreneurs potentiels dont le(s) nom(s) reste(nt) pour l'instant secret(s).
Si les pourparlers échouaient, l'avenir de Jamendo pourrait être compromis... voir inexistant.