C’est ce qu’a fait le groupe Flying Lotus pour la sortie de son nouvel album.
Le jeu en lui-même est un Asteroids-like aux graphismes très années 80, avec une palette de couleurs réduite au minimum et des trames comme au bon vieux temps des joysticks raides à s’en péter les poignets. En contraste à cette ambiance low-tech, la qualité sonore attire d’autant plus l’attention de l’oreille avant de l’emmener de piste en piste au fil des niveaux.
http://www.flying-lotus.com/destroy/
Il y a tout de même un problème, c’est que les bruitages font tâche mais il faut bien reconnaître qu’il est difficile de faire autrement.
Difficile à part pour un vieux jeu sorti il y a sept ans sur Dreamcast et réédité sur PS2 et XBOX 360 : Rez, une expérience visuelle et musicale marquante dont on reparlait d’ailleurs la nuit dernière entre amis - comme quoi…
Dans Rez, les tirs sont des handsclap, les verrouillages des cibles sont charleys ou des sons de synthés, et les actions du joueur s’intègrent complètement dans l’univers sonore du jeu. Plus que de s’intégrer, les actions du joueur ont une nette tendance à se caler sur le tempo du jeu et à redoubler à mesure que l’action passe de tranquille à frénétique.
Chaque début de niveau est dépouillé à l’extrême aussi bien visuellement qu’au niveau sonore et se complexifie au fil de son déroulement : les formes deviennent plus riches, se remplissent et le presque silence du début se remplit progressivement d’instruments qui se superposent jusqu’à former un morceau complet jusqu’au boss final du niveau où le morceau change sans transition.
Si vous aimez la techno du début des années 2000 (particulièrement japonaise avec des compositeurs comme Ken Ishii, mais on trouve aussi les britanniques de Coldcut), c’est une expérience à tenter.


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