Afin d’en finir une bonne fois pour toute avec les poursuites judiciaires, News Corp, propriétaire de MySpace s’est décidé à créer une joint venture avec 3 majors (Sony BMG Music Entertainment, Universal Music et Warner Music) qui déboucherait sur un service d’écoute de musique en streaming : MySpace Music.
Pour le moment, EMI ne ferait pas encore partie du deal.
La suite est à prendre avec des pincettes puisque les infos divergent selon les sources.
Pour commencer, les majors se verraient “offrir” un “petit” paquet de dollars pour en terminer avec les poursuites. Universal serait le grand bénéficiaire avec $100 millions, les trois autres toucheraient bien moins.
La société devrait démarrer avec une bonne base de $120 millions fournis par News Corp qui contrôleraient la nouvelle structure.
Cette société aurait pour actionnaire principal News corp., les majors ayant le reste à parts égales. Les revenus seraient partagés également entre les majors et non en fonction de ce qu’écoutent les internautes.
Les revenus proviendraient des publicités tout d’abord dans des formats visuels classiques, puis également audio (avant / entre les morceaux, ça n’est pas encore clair).
Il serait aussi possible de télécharger les morceaux protégés par DRM, soit gratuitement avec de la pub, ou pour un somme donnée sans pub. En plus de ces services, il serait possible de télécharger des sonneries pour téléphone mobile et d’acheter des places de concert.
Plus d’infos dans les jours qui viennent puisque l’info devrait être rendue officielle dans les 5 prochains jours.
C’est en tout cas une demande officielle de la Cour des comptes, après s’être simplement interrogée sur l’avenir du dispositif.
Tout commence par une enquête portant sur les années 2003 à 2005 sur la fameuse caisse des congés spectacles. Fin novembre 2007 paraît le “relevé d’observation définitives” de la Cour, qui pointe de nombreuses irrégularités : paiement des indemnités incroyablement long, argent qui s’évapore, abattement irréguliers des frais professionnels de 1994 à 2001 : la liste est longue.
Et les problèmes, sérieux. Au point que la Cour des comptes finisse par prendre une position nettement plus radicale et demande la suppression pure et simple de cette caisse.
La fin de la caisse des congés spectacles pourrait donc survenir prochainement. Pour autant, tout le monde n’est pas de cet avis et des propositions syndicales arrivent, suggérant une cogestion de la caisse avec les syndicats et salariés afin d’instaurer de la transparence et de normaliser la situation.
Mais enfin les affaires récentes dans d’autres secteurs ont montré que syndicats et transparence n’allaient pas forcément de paire… pas sûr que le climat actuel soit propice à faire grandir ce genre d’idées.
Apple tente en effet de négocier un accord avec les maisons de disque pour proposer de la musique en téléchargement illimité. Bien sûr il ne s’agit que d’une première offre et dans ce genre de deal on commence plutôt bas mais jugez plutôt les deux possibilités proposées :
- un abonnement mensuel de $7 à $8 : c’est ce que l’internaute est prêt à payer, d’après leur enquête
- un surcoût de $100 à l’achat d’un iPod ou iPhone, permettant de télécharger librement pour son appareil.
Je n’ai pas vu de chiffre pour la première option mais pour la seconde, Apple propose royalement de reverser $20 aux maisons de disque. Vous pensiez que le titre de cette news était une blague ?
Au taux de conversion euro/dollar, à peine. Ajoutez le prix de trois Mars en boulangerie et le compte est bon.
Il y a quand même quelque chose d’étrange : si le principe est si bon, pourquoi n’y a t’il pas d’offre “Disney/Pixar illimité” (Steve Jobs étant le plus gros actionnaire de Disney) et pourquoi Ratatouille est à $3.99 en location et $14.99 à l’achat ?
Il est vrai qu’un film coûte plus cher à réaliser qu’un album, mais il semble bien difficile de justifier le fait que deux films valent un nombre illimité d’albums… ou cinq locations.
On peut se demander sur quoi vont déboucher les négociations actuelles, mais pour l’instant la réponse des majors est claire : avec une offre pareille… sur rien !
Comme vous le savez sans doute, la MusikMess s’est tenue la semaine dernière. Le salon allemand est le rendez-vous des constructeurs et éditeurs de logiciels de musique, qui présentent leurs prochains produits ou ceux encore tout chauds sortis de l’usine. L’édition 2008 a accueilli 112.000 visiteurs, soit 4% de plus que l’édition record de 2007.
Mais la MusikMess, c’est aussi l’occasion pour une centaine de magazines du monde entier - essentiellement des titres européens - de distinguer les produits qui ont marqués l’année passée avec le trophée M.I.P.A.
Vous pouvez retrouver la liste complète des produits en compétition et récompensés répartis en 39 catégories sur cette page.
Le prix prestigieux du produit le plus innovant revient à la Gibson Robot Guitar, pour avoir concrétisé le rêve de toujours des guitaristes… elle s’accorde toute seule ! Un rêve à $2500 tout de même mais rassurez-vous, vous avez encore le temps d’économiser puisqu’elle n’est distribuée qu’au compte-goutte.
Après un an de beta-test auprès de 20.000 personnes, Jiwa sort officiellement aujourd’hui. Pour démarrer, le catalogue est composé de 400.000 titres, mis à l’écoute en streaming en haute qualité.
A la différence des Deezer et autres RadioBlogClub dont le contenu est fourni par les internautes avec des qualités d’encodage très variables, les morceaux de Jiwa sont fournis par les maisons de disque… et le son s’en trouve globalement bien meilleur.
Pour l’instant, le catalogue est fourni par Universal Music et Believe.fr, un agrégateur de titres en provenance de labels indépendants, mais Jiwa est en pourparler avec d’autres majors afin d’élargir son offre.
En résumé, cette nouvelle plate-forme semble avoir deux facteurs clés pour réussir : une qualité sonore excellente qui devrait ravir les internautes, et un modèle respectueux des ayants-droits depuis ses origines qui devrait fluidifier les échanges avec les maisons de disque.
Non non, ça n’est pas une blague, AQ interactive va sortir une version virtuelle du MS-10 sur Nintendo DS, sous licence leur permettant d’apposer le logo de Korg à leur produit.
Vu la puissance de la machine hôte, on pouvait douter sérieusement des capacités de ce Korg DS-10 -puisque c’est son nom, mais le résultat semble finalement tout à fait correct à en juger par la vidéo ci-dessous. Même si la sortie audio de la console de poche étant loin d’être exempte de bruit, l’utilité du logiciel restera limitée… d’autant que la liaison wi-fi se contentera visiblement de faire communiquer plusieurs DS-10.
Mais il n’empêche que l’idée est tout de même très sympa, d’autant plus que le produit sera proposé à seulement 4,800 YEN, soit environ 30€.
Sa sortie est prévue pour juillet 2008, au Japon exclusivement.
Mise à jour : finalement, le Korg DS-10 sera distribué dans le monde entier.
Je suis tombé sur un objet bien étrange : l’Atari Video Music. Créé en 1976 par l’ingénieur qui réalisa la version domestique du mythique jeu vidéo Pong, il affiche des figures géométriques très colorées et très typées fin des années 70 / début des années 80 en fonction du son qu’on lui envoie.
Bien sûr, c’est une machine qui n’a que des entrées analogiques puisqu’à l’époque même le Midi n’existait pas, alors l’audio numérique, vous pensez bien…
Voilà ce que donne l’Atari Video Music en action.
Je ne sais pas à combien est estimée cette machine à l’argus mais si elle vous intéresse et pour vous donner une idée, j’en ai vu un à vendre sur le net à $149 ( soit moins de 100€, le dollar est vraiment bas en ce moment).
Et pour finir sur une note technique, voilà une double-page du manuel d’origine qui vous montre les différents modes de fonctionnement.
L’intégralité du catalogue des Beatles devrait enfin arriver sur iTunes après de rudes négociations, qui se sont conclues par un deal de $400 million.
Cette annonce montre que la hache de guerre est définitivement enterrée entre les deux firmes homonymes. Apple Computers était en effet régulièrement attaqué par Apple Corp (Beatles) depuis des décénies dès qu’ils touchaient au secteur de la musique.
Les motifs de procès précédents concernaient l’inclusion d’une carte son dans le Mac, puis la création d’un logiciel de montage audio, le plus récent et perdu par Apple Corp en 2006 concernait le “Store” d’iTunes, qui selon le plaignant, enfreignait un accord de 1991 stipulant qu’Apple Computers n’utiliserait pas sa marque pour s’introduire dans le marché de la musique.
Suite à cette ultime attaque, les deux firmes ont passé un nouvel accord en 2007 remplaçant l’accord de 1991 : tous les droits relatifs à la marque Apple sont désormais détenus par Apple Computers, et Apple Corp a le droit de continuer à exploiter leur marque et leur logo.
C’est ce que propose depuis un peu moins d’un an le site SpliceMusic.com avec un séquenceur en Flash réellement impressionnant.
Depuis sa création, une communauté assez importante s’est formée et chacun apporte sa pièce musicale à l’édifice en mettant en ligne ses samples et en mettant en écoute ses compositions qui sont bien souvent “remixables”.
Une chose franchement sympa : vous pouvez le tester sans avoir à vous inscrire au préalable, ce qui devient de plus en plus rare sur internet. L’inscription est gratuite et vous permet de sauvegarder vos compositions, ainsi que de vous constituer une bibliothèque sonore en ligne.
Même si vous n’avez pas de samples sous la main, ou si vous voulez essayer le séquenceur en évitant une fastidieuse étape d’importation de samples, vous pouvez copier ceux d’un autre membre dans votre bibliothèque.
Le séquenceur pousse les limites de la technologie Flash dans ses derniers retranchements et permet même d’ajouter des effets à vos pistes.
Au niveau des performances, le séquenceur s’en tire plutôt bien si l’on considère que Flash est une technologie horriblement lente et gourmande en ressources processeur.
Lorsque j’ai tenté de remixer un projet de 9 pistes avec des effets dans Firefox 3 beta, je dois bien dire que mon MacBook (Core2Duo, 3Go de RAM) s’est pris un coup de chaud : le ventilo s’est affolé et le son était très haché.
En fermant toutes mes autres applications et tous mes autres onglets, c’est devenu correct mais la limite n’était tout de même pas très loin. D’un autre coté, si l’on veut créer un projet important avec plus d’une dizaine de pistes, on préfèrera toujours utiliser un vrai séquenceur.
En conclusion, c’est un projet intéressant, qui est très loin de pouvoir remplacer un séquenceur classique mais qui trouve son intérêt en tant que bloc-note musical toujours disponible, et qui est plaisant par son coté ludique grâce à sa communauté et la possibilité de créer des remixs ou de voir ses compos remixées par d’autres membres.
Voilà trois utilisation détournées d’objets, intéressantes, inutiles ou marrantes, à vous de voir.
Le PocketGuitar transforme votre iPod Touch en manche de guitare et vous permet de jouer avec. Afin de rendre la chose plus intéressante, il est même possible de jouer pendant la lecture d’un morceau stocké dans votre iPod. http://code.google.com/p/pocketguitar/
Ean Golden de djtechtools.com a trouvé un moyen de rendre ses sets DJ plus vivants : il utilise la guitare du jeu vidéo Rock Band comme contrôleur Midi. La limitation à 5 boutons et une bascule push/pull semble lui convenir, j’ai pourtant la sensation qu’on tourne très rapidement en rond à la vue de sa vidéo. Mais pour un court moment dans un set, ça peut être rigolo. Ean promet d’expliquer prochainement comment faire de même et de mettre à disposition les logiciels nécessaires : http://www.djtechtools.com/?p=223
DJtechtools vantait également le mois dernier les mérites de la platine Fisher Price, la première qui soit totalement sans fil. Pour l’occasion, DJ Mei-Lwun s’était même fendu d’un test vidéo complet montrant tous les avantages du produit, incluant même une séance de scratch.