Blog Zikinf » L’industrie du disque continue sa chute

L’industrie du disque continue sa chute


Le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) publie les chiffres des ventes pour le premier trimestre 2008.

Si la musique dématérialisée affiche une forte progression, de 32,3% pour les ventes par Internet et 59,5% sur téléphone mobile, les supports physiques (CD et DVD) enregistrent une baisse de 17,7%.
Et comme le marché traditionnel est encore bien plus important que celui du numérique, qui ne représente que 13% des ventes, sa baisse fait plonger les ventes cumulées.

Les supports physiques ont en effet rapporté 243 millions d’euros alors que la musique dématérialisée n’a rapporté que 36 millions d’euros.
Le total ne laisse pas de doute sur l’état du marché, à 279 millions contre 319,8 millions l’année dernière soit une baisse globale de 12,2% en France.

7 Commentaires

  1. Xav
    Le Vendredi 12 septembre 2008 à 12:33 | Permalien

    En effet, c’est pas terrible terrible quand même… on va tous mourir !

  2. dandy ludique
    Le Samedi 13 septembre 2008 à 10:36 | Permalien

    comment ne pas s’en réjouir en meme temps ? l’argument selon lequel des gros chiffres d’affaires incitent l’industrie du disque a prendre plus de risques et a produire plus d’artistes (je ne parle pas des produits grand public) est de toute évidence faux, merci de le reconnaitre. L’avenir de la musique (celle qui évolue, qui invente)passe par les medias qui court-circuitent les grandes compagnies traditionnelles, de l’immensité de myspace à la démo déposée dans le bac du disquaire du coin (quand il n’a pas déposé le bilan a cause de la fnac d’a coté).

  3. Tazz
    Le Lundi 15 septembre 2008 à 14:12 | Permalien

    Il est grand temps de repenser le marché. Les majors vont devoir accepter de faire leur métier en respectant les règles du commerce. Je ne parle pas forcément de la qualité du produit. Il y a eu de la merde en musique de tout temps et on aime tous se bouffer un McDo, des plats en boîte de temps en temps… bref de la merde quoi.
    Mais de là à ne bouffer que ça…

    Le vrai problème est que toute entreprise est soumise à la loi de l’offre et de la demande. Hors les majors se sont mis en tête qu’avec une démarche marketing, publicitaire et un lobbying massif, elle pouvait contrôler à la foi l’offre et la demande, le rêve de toutes entreprises. Qui décide des tendances musicales ? Les radios, non en rapport avec leurs auditeurs (qui chutent également, tiens donc…), mais du format de programmation (la durée notamment, pour enchaîner les espaces publicitaires). Bref, comme si un supermarché demander à une entreprise de concevoir leurs produits en fonction de la taille du rayon !

    On a le droit à un énorme matraquage, à destination des ados, mais sur quelques artistes, et pas forcément dans une vue à long terme.

    Bref, 3 conséquences :
    -Les “mélomanes” sont assez navrés de tout le temps entendre la même chose depuis 15 ans, d’être soumis à une pensée unique musicale, quelque soit le style de musique : on ne change pas une recette qui marche… Ils fuient, ou ne se réfugient que dans leurs vieux disques de qualités. Mais ne nous leurrons pas, ce n’est qu’une minorité.

    -Les majors n’investissent que très peu dans des carrières à long terme (donc, on oublie le facteur de fidélisation qui fait que, par exemple, les fans d’AC/DC ACHETERONT le disque des Aussies survoltés. Ne vaut-il pas mieux trouver de nouvelles valeurs sûres à long terme ? Constatons que ce n’est pas leur démarche actuelle en tout cas.

    -Une masse considérable d’argent est dépensée en espaces pub, promo, pour des artistes qui tiennent plus du produit, au sens ménager du terme. L’auditeur devient consommateur, non plus mélomanes, et cherche comme tout le monde le moins cher. Avez-vous le même rapport avec votre artiste préféré et une boîte de cassoulet ? C’est le pari réussi des majors. Et comme ce dernier point (pub promo) engendre un coût du disque disproportionné, ne nous étonnons pas que des “vandales” pillent les stocks en oubliant de payer…

    D’une manière générale, on constate aujourd’hui qu’une entreprise qui investissent moins dans leurs produits en eux-mêmes connaissent des succès plutôt aléatoires. Mais surtout, aucune entreprise au monde ne néglige le poste R&D (recherche et développement) : en plus clair, les majors sont passés à côtés d’internet, et oublie de renouveller leur gammes de produits à long terme. Et il se prennent pour des génies du business…

    Alors, préparez-vous, car ils vont certainement nous dire que les fautifs sont e-mule et le pouvoir d’achat. La vérité est que si le lait est rance, on change de crémerie ou on oublie de payer !

  4. jelly.roll
    Le Lundi 15 septembre 2008 à 17:59 | Permalien

    entièrement d’accord avec Taz

    sans parler des distributeurs comme la fnac ou virgin qui ne font pas leur boulot en squizzant complétement des artistes d’autres pays au profit des consommables starac et autres
    là ou les petits disquaires d’il y a 20 ans, nous faisaient chaque semaine découvrir 10 à 15 nouveautés aujourd’hui ce n’est plus le cas
    d’ailleurs ces amoureux des disques ont pratiquement tous disparu
    reste que si les majors et les principaux distriduteurs en france faisaient correctement leur boulot et importaient tous les artistes signés de leur catalogues au lieu de ne proposer que des imports japon à des tarifs qui frisent le ridicule, il n’y aurait peut-être pas autant de peer to peer.
    maintenant, je boycotte ces mags et j’achète mes cd ou vinyls d’occasion chez le petit disquaire du coin qui reprend des cd d’occas cleans et que l’on peut écouter ou sur le net ou dans des conventions ou encore des vides-greniers….
    Et qu’ils ne viennent pas pleurer sur leur sort, ils n’ont que ce qu’ils méritent à force de prendre les gens pour des abrutis, faut s’attendre un jour ou l’autre à voir revenir le boomerang par derrière.

  5. Alexis
    Le Dimanche 21 septembre 2008 à 10:57 | Permalien

    En même temps, on nous produit de la merde depuis des années, et maintenant que y’a Internet, on a le choix entre : Acheter de la merde, ou ne pas la payer. Il y’a des exceptions, de très bonnes choses dans la musique, et a ce moment j’achète directement.
    De toute manière j’adore avoir les vrais CD chez moi, mais maintenant, les Labels détruisent les groupes qui ont du talents.
    Et ces groupes là sont omnubilés par la thune.

    Faut pas s’étonner. Faut arrêter de faire de la merde commerciale (genre Tokio Hotel) , c’est pas parce que ça sera moins facile d’accès que y’aura moins de vente. Il y’a toujours des groupes qui sont facile d’accès sans les Labels, car ils font ce qu’ils aiment, mais avec les maisons de disques qui taxe tout c’est n’importe quoi.

    Enfaite , je suis assez content que ça chute, parce que ils vont peut être se remuer et arrêtez d’imposer des choses aux groupes…

    Je sais pas si j’ai été assez clair :(

  6. bat60
    Le Lundi 22 septembre 2008 à 13:27 | Permalien

    salut à tous,
    bien daccord avec les précédents avis, je rajouterais que les tarifs des cd achetés chez les fnacs et compagnie, pour ne pas les citer, restent abordables qu’à une catégorie d’acheteur,ceux qui ont les moyens! eh oui! la musique reste cher et les p’tites gens ont du mal à se procurer des nouveautés à prix raisonnable, d’où les peer to peer en constante croissance! alors que faut il faire? je pense qu’il est grand temps de revoir leur systeme de distribution et d’amener l

  7. dandy ludique
    Le Lundi 22 septembre 2008 à 21:08 | Permalien

    faut pas non plus tout noircir, un disque ça n’a jamais été donné, et les maisons de disque n’ont jamais été des philantropes.

    la crise du disque je la date a l’apparition du CD et a fortiori a la disparition du vinyl. plus de 45 tours, plus d’artwork, plus d’objet “noble” et fragile, plus d’albums mais des morceaux alignés que l’ont zappe dans tous les sens, plus de support digne de ce nom.

    y’a un truc révélateur, ça me fait tellement chier de ranger mes CD que je le fais jamais, par contre ça me dérange pas de passer une heure a remettre soigneusement mes vinyls dans l’ordre…

Commenter ce billet

Votre adresse email ne sera pas publiée ou communiquée à un tiers. Les champs obligatoires sont signalés par *

*
*



 
24 septembre 1991
Date de sortie de l'album "Nevermind" de Nirvana qui marqua le début du mouvement grunge.
Copyright 1998-2008 ZIKINF.com. Tous droits réservés.
Conditions générales d'utilisation - Déclaration CNIL n°1011217