Demain pourrait se décider à Bruxelles l’extension ou non des droits des interprètes. Actuellement, les interprètes touchent des droits pendant 50 ans sur les diffusions des chansons sur lesquels ils chantent/jouent, alors que les compositeurs touchent des droits toute leur vie et leurs successeurs pendant 70 ans.
Alors même que la durée de vie s’allonge, il devient assez logique d’étendre la durée pendant laquelle les interprètes peuvent réclamer des droits; c’est en tout cas la position de McGreevy, à l’origine de la proposition et qui avait souligné le problème en février.
Si certains approuvent et soulignent qu’il sera de moins en moins rare d’être centenaire et que la plupart des artistes commencent leur carrière avant d’être cinquantenaires, certains comme l’Electronic Frontier Fondation regrette cette extension qui repousserait le passage dans domaine public des tubes mythiques qui allait survenir. Les ventes de disques vinyle 45t a en effet explosé au début des années 60 auprès des adolescent, et ce fut le début des tubes pop.
L’EFF y voit une manoeuvre des maisons de disque leur permettant de récupérer un peu d’argent sur les anciens enregistrements, même si leurs ventes sont marginales. Et la fondation ajoute que différents acteurs seront lésés comme les médiathèques, les universitaires, les entreprises et le public.
Certains arguments de l’EFF peuvent sembler assez étrange puisque les médiathèque bénéficient d’accords spéciaux, que je cherche encore le pourquoi de la mention des universitaires et des entreprises. Quant aux tubes des années 60, ils ne sont pas non plus concernés puisque les droits d’auteur sont applicables et que les enregistrements ne font donc pas partie du domaine public.
En revanche, on pourrait attendre 45 ans avant de voir un nouveau enregistrement de musique classique passer dans le domaine public, alors que ceux qui y tombent ont une qualité toujours meilleure et que les techniques de restauration continuent de progresser : une situation qui peut effectivement faire craindre aux labels proposant de la musique classique voir les ventes s’effondrer quand le catalogue des enregistrements du domaine publique proposera une grande variété d’interprétations avec un excellent son .


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Un Commentaire
J’adore :-)))) (je suis ironique)
D’un côté l’annexe 3 de la Convention Collective du Disque prévoit la cession automatique des droits des artistes interprètes au producteur, d’autre part on prévoit la prolongation de ces droits.
Effectivement l’analyse de l’EFF est bonne: c’est une façon pour les maisons de disque d’accroître leurs revenus. En revanche il est faux que ces ventes soient marginales: souvent ce sont les enregistrements du type compilation Edith Piaf ou Luis Mariano qui se vendent le mieux, et permettent aux maisons de disque de boucler leurs fins de mois, alors que c’est du DP!!!