Youpi, hop, j'achète du matos !
Deux solutions : ou bien vous n'avez pas besoin d'une machine puissante, et le marché
de l'occasion peut être une solution, ou bien vous voulez du dernier
cri, et mieux vaut bien choisir votre magasin !
Le marché de l'occasion pour de l'ancien
Renseignez-vous sur la cote du matériel.
Evitez d'acheter par correspondance, et ne vous dites pas qu'une occase,
c'est de toute manière moins cher que neuf ! On voit régulièrement des annonces
proposant des machines dépassées à des prix supérieurs à ceux des machines neuves !
Les prix chutent très vite et certains ont un peu de mal à accepter de perdre leur investissement de
base.
Quelques règles : testez la machine, si possible avec quelqu'un
qui s'y connaît vraiment, regardez quels logiciels sont installés et surtout
s'ils ne sont pas piratés, ce qui ne saurait être un argument pour vendre
plus cher !
...et les magasins pour du neuf
Evitez les magasins non-spécialisés. Donc, la FNAC, qui ne propose que des machines
de marques (qui vous font payer leur nom, leurs pubs et leur service après vente) et les grandes
surfaces (qui font la même chose, mais qui en plus ont un S.A.V. souvent minable).
Le mieux est de s'adresser à un « assembleur ». Ces petits magasins
fabriquent eux-même leurs machines et vous proposent souvent de vous faire la
votre « à la demande » : vous choisissez les éléments que vous
voulez et ils vous assemblent votre machine. Ceci a pour avantage de ne pas acheter
du matériel en double, par exemple, dans les configurations toute faites, les
cartes son suffisent pour un utilisateur moyen (jeu...), mais il y aura
trop de souffle pour faire de la musique. En plus de pratiquer des prix souvent
très compétitifs, vous aurez en face de vous des gens qui s'y connaissent.
Mais là encore, il y a un problème, c'est qu'il faut connaître un minimum
les différents modèles et version de tous les éléments constituant un micro-ordinateur.
Dans la mesure du possible, testez le matériel, si possible avec un logiciel qui
donne un rapport complet sur les performances réelles de l'ordinateur. Ce
qui est écrit sur la jolie boite pleine de couleurs n'est pas forcément le
reflet de la réalité et en croyant acheter un lièvre, vous aurez la mauvaise surprise
d'avoir une tortue.
J'y connaît rien, comment savoir ce qui est bien ?
En fait, sans rien y connaître, il est possible de
se faire une échelle des valeurs correcte en sachant à quoi correspondent quelques
nombres.
En comparant les différentes configurations d'un même assembleur, il suffit de regarder les prix pour
savoir ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Il est évident que quelqu'un
proposant une machine à 6 000F et une à 20 000F met du meilleur matériel dans
sa machine à 20 000F !
Maintenant, voici la signification de quelques chiffres :
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Processeur
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Sa vitesse est exprimée en Mhz (mégahertz). Plus le chiffre est élevé (pour un
même famille de processeur, et mieux c'est. Exemples de familles : Intel
Celeron, Pentium, AMD Duron et Athlon.
Les chiffres sont rarement truqués mais il est difficile de savoir quelle marque
est la meilleure. Ex : à fréquence égale, l'Athlon se révèle plus rapide que le Pentium IV,
qui est lui-même plus rapide que le Celeron.
Avec la nouvelle génération des Atlons (les "XP"), on a le droit à une belle illustration
de ce qui vient d'être dit : le nombre indiqué ne correspond plus à la vitesse réelle
du microprocesseur mais à l'équivalent chez Intel. Bref, théoriquement, un Athlon XP 1800
a les mêmes perfs qu'un Pentium IV 1800.
Le conseil de Zikinf : Duron pour les bugets limités,
Athlon pour les budgets intermédiaires, Pentium IV si l'argent n'est pas un problème pour vous.
En effet, il existe quelques rares incompatibilités entre certains logiciels ou cartes avec
les Athlons. J'insiste, elles sont vraiment RARES.
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Disque dur |
Sa capacité (le nombre d'informations qu'on peut stocker
dessus) est exprimée en Go (Giga-octets =1024 Mo ou Méga-octets). Plus le chiffre
est élevé, et mieux c'est. En plus de sa capacité, deux chiffres servent
d'indicateur de vitesse : le temps d'accès donne le temps que met
le disque à trouver une information, et le débit, ou vitesse de transfert indique
la vitesse à laquelle les données sont transmises afin d'être exploitables.
Le temps d'accès doit être le plus court possible et le débit le plus élevé
possible. Le débit est plus important que le temps d'accès.
Les chiffres sont souvent truqués, mais tout le monde les truquent à peu près de la
même manière, on arrive donc à se faire une idée du meilleur modèle.
TRES IMPORTANT SI VOUS VOULEZ FAIRE DU DIRECT-TO-DISC : essayez de
connaitre le taux d'occupation du processeur, c'est à dire à quel point l'ordinateur est ralentit
quand il accède au disque dur. Prenez-en un qui utilise moins de 40% du CPU
si vous voulez enregistrer plusieurs pistes simultanément ou directement avec des effets.
Bon à savoir, les disques durs SCSI (prononcez "skeuzi") utilisent toujours moins
le processeur et sont souvent plus rapides que les disques durs IDE : ils sont
donc indipensables. Mais puisqu'ils sont également plus cher, une solution consiste
à acheter deux disques dur de taille plus modérée : l'un servira pour le système
d'exploitation, les logiciels et les banques de son, l'autre à l'enregistrement
en direct-to-disc.
Le conseil de Zikinf : IBM 7200 t/m en EIDE pour un budget limité,
disque dur SCSI pour les autres...
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Carte son
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Vous en voulez une à 100F ou à 10.000F ? Autrement dit, une
même appellation peut regrouper des produits qui n'ont rien à voir. Si vous
voulez uniquement faire du Midi, une carte à 100F suffit (il suffit qu'elle
ait une prise pour une manette de jeu, car avec un câble approprié -qui coûte
plus cher que la carte !, cette prise devient une prise midi). Si vous voulez
créer des morceaux sur micro, il faut qu'elle ait une bonne restitution sonore,
et si vous voulez faire vos maquettes vous-même, il faut qu'elle soit bonne
en enregistrement. Quelques chiffres et normes vous aideront quand même à faire
votre choix. D'abord, la fréquence de restitution : plus elle est élevée
et plus le son est clair (plus il est réactualisé souvent, en fait). Une platine
CD a une restitution de 44.1 Khz (44100Hz), votre carte son doit au moins être
capable de la même chose. Pour la fréquence d'échantillonage, c'est
la même chose sauf qu'elle doit être au moins aussi élevée (donc plus si
possible). La résolution, donnée en bits doit également être
le plus élevé possible car elle influe aussi sur la qualité du son.
Une platine CD restitue en 16 bits, ce qui est bien, mais pour l'enregistrement,
il est préférable d'avoir mieux, c'est à dire 20 ou 24 bits.
Attention, comparez toujours ce qui est comparable en vérifiant bien les chiffres.
Ainsi, la Soundblaster Audigy est vendue comme une carte 24 bits... mais si elle
restitue effectivement en 24 bits, elle n'enregistre qu'en 24 bits.
- La distortion harmonique vous donnera la différence entre ce qui est joué et
ce qui devrait l'être. Par exemple, avec une distortion de 100%, vous avez
une chance sur une infinité d'avoir ce que vous voulez. Avec 0%, vous êtes
au rayon des produits allégés, car il y a toujours une légère distortion,
mais bon, ce serait l'idéal. - Le rapport signal/bruit vous renseigne
sur le souffle produit par la carte. Plus la valeur est élevé, et mieux c'est
(Ex : >96 db, c'est mieux que >87 db).
- La dynamique est la différence entre le niveau le plus faible et le niveau le plus élevé.
Par exemple, 97dB de dynamique signifie qu'à 0 dBFS, le "souffle est à -97 db".
- Le nombre de voix (ou polyphonie) de la carte indique le nombre de notes pouvant
être jouées en même temps.
- Un terme barbare, le full duplex veut simplement dire
que la carte est capable de jouer du son en même temps qu'elle enregistre,
ce qui est préférable si vous voulez jouer en place quand vous enregistrez !
- Vérifiez enfin le nombre de connections disponibles sur la carte. Des prises
plaquées or pour améliorer la conductibilité aux prises entrée/sortie numérique,
tout est bon à prendre.
Les cartes bien conçues proposent des prises jack 6"35, ce qui évitent les
adaptateurs, sources inévitables de parasites. Encore mieux, certaines cartes proposent
un boitier externe pour les prises, à l'abris des perturbations magnétiques de
la tour, ou bien encore en facade (coté CD-ROM), ce qui est tout de même
mieux qu'à l'arrière de la tour, où les fils sont déjà très nombreux.
Mais puisque tout a un prix, assurez vous d'avoir vraiment
besoin de ce que vous achetez, parce qu'au lieu d'avoir deux prises de plus
qui ne vous serviront jamais, vous pourriez peut-être avoir de la meilleure
qualité pour le reste.
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Moniteur
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Il existe deux types de moniteurs : cathodiques (ou CRT) et plasma (ou TFT).
Les écrans plasma ont l'avantage d'être fins, donc légers et faciles à transporter.
La taille diagonale des écran n'est pas exprimée en centimètres comme
pour les télés, mais en pouces (2,54 cm). Attention ! un 17" CRT correspond en fait à un 15" TFT.
Pour une utilisation confortable, une taille minimum de de 17 pouces (CRT) est indispensable.
Pour un écran CRT, deux paramètres sont importants : la fréquence
vertical, indiquée en Hertz (Hz), qui indique le nombre de fois où l'image
sera retracée par seconde (donc la stabilité de l'image), et le pitch qui
indique la netteté de l'image (l'écart entre les faisceaux d'électrons
pour ceux qui préfèrent). La fréquence verticale doit être la plus élevée possible,
et le pitch le plus faible possible. Un écran doit être capable d'afficher une image
en 1024*768 à 85 Hz.
Pour les écrans TFT, les paramètres à surveiller sont le temps de réponse et le
contraste. Un des problème importants des TFT est en effet la rémanance : contrairement aux CRT, il n'y a
pas de problème de stabilité, mais des effets de "trainées" sur les éléments en mouvement sur les
moniteurs de basse qualité. Si vous ne projetez de ne faire que de la musique, ce n'est pas un problème,
mais si vous voulez également jouer à des jeux vidéos c'en est un. Les bons TFT affichent les DVD sans
que la rémanance ne soit génante. Le temps de réponse doit donc être au maximum égal à 40ms.
Le second problème des TFT est la fadeur de l'image (toujours sur les modèles bas de gamme). Le contraste
minimal pour une image colorée est de 300:1
Un conseil, regardez le moniteur avant de lacheter, et vérifiez que ses corrections
sont efficaces (contraste, luminosité, ajustement de la taille et de la forme
de limage). Pensez que vous allez le voir pendant de longues heures, alors
ne faites pas déconomies dessus. De plus, le moniteur est lun des
rares éléments dun ordinateur à ne pas être dépassé au bout de six mois,
vous pourrez le garder quand vous changerez de machine.
Choisissez le type de moniteur en fonction de vos besoins : si vous comptez utiliser l'ordinateur
en live, prenez un TFT. Si vous voulez utiliser Reason ou Cubase avec des machines virtuels et des effets,
prenez un CRT 19 pouces : vous travaillerez beaucoup plus confortablement.
Le conseil de Zikinf : en CRT suivant votre budget, choisissez un Iiyama 17 pouces (moins de 350€) ou 19 pouces (moins de 550€). Attention, prenez-en
avec des tubes DiamondTron, Iiyama ne fait pas que des bons moniteurs, fuyez leurs premiers prix.
En TFT, choisissez le Belinea 10 15 35, qui est non seulement l'un des meilleurs mais également l'un des moins chers (450€ environ).
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Lecteur de CD-ROM
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Sa vitesse est exprimée par un nombre
établit en comparaison de la vitesse d'une platine CD audio classique. Un
X40 est donc un lecteur censé lire 40 fois plus rapidement qu'un lecteur
CD normal. En fait, le 40 correspond au maximum atteint, qui dépend de l'endroit
où sont placées les données, le disque tournant plus vite vers l'extérieur
que l'intérieur, on s'appercoit vite que les taux de transfert données
sont plutôt loin de ceux que l'on obtient en usage courant.
Le mieux est de faire confiance aux marques leader du marché
(Teac, Plextor et Pioneer par exemple).
Vous pouvez envisager sérieusement de prendre un lecteur DVD-ROM
plutôt que CD-ROM, ceux-ci étant capables de lire les CD en 32x, ce
qui est suffisant. De plus, ceux-ci sont capables de lire les DVD-vidéo -ce qui
est toujours agréable, et les collections de samples sur DVD et les logiciels
tirant partie du support arrivent.
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Enceintes Micro
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Pour finir, parlons de ces petits appareils qui sont souvent bien peu musicaux.
Fuyez-les comme la peste, leur qualité étant souvent nulle, et leur puissance ridicule
(180Watts PMPO nont jamais explosé les oreilles de qui que ce soit).
Achetez plutôt un câble pour relier votre carte son à votre chaine hi-fi, ou mieux,
à des monitors. Si malgrès tout vous êtes obligés d'en acheter car votre chaine hi-fi se
trouve dans une autre pièce, prenez une marque réputée, comme Altec Lansing, qui propose
même des enceintes dont le coffre est en bois.
Le conseil de Zikinf : la solution du moment semble être les Microsoft DSS 80, dont la construction
est assurée par Phillips. Pour un prix raisonnable (600F), vous avez un caisson basse et deux
satellites d'une bonne puissance et qui ne saturent pas. De plus, elles peuvent être branchées
sur le port USB, ce qui évite de passer par la carte son pour la restitution, source inévitable
de parasites.
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Les supports externes
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Les disquettes étant de capacité
ridiculement faible vous aurez besoin d'un autre support pour transporter
vos données : une image est généralement d'une taille bien supérieure
à la capacité d'une disquette, et un morceau de 3 minutes en qualité CD en
prend plus d'une trentaine ! Il vous faudra donc trouver une autre solution.
Le graveur CD peut évidemment être une réponse à ce genre de problèmes. Mais généralement,
vous transorterez vos données pour les modifier chez quelqu'un d'autre,
qui lui ne possède pas forcément un graveur, et qui n'a
peut-être pas envie de se lancer dans la gravure de CD,
opération plutôt longue. C'est pourquoi de nouveaux supports sont apparus
tels que le Jaz, le Zip, les Syquest, le SuperDisk...
Disons le tout de suite : tous ces formats étant incompatibles entre eux, seuls les
plus standards doivent être retenus. Le plus courant et de loin est le Zip.
Le Zip est très répandu dans le domaine musical, et sert à stocker les morceaux
des machines audio d'entrée de gamme telles que certains samplers Roland (série SP-808 par exemple)
ou petits multipistes Boss. Le lecteur existe en deux versions : 100Mo et 250Mo.
La version 250Mo est conseillée (elle est compatible avec la version 100Mo).
Le lecteur coute environ 1000FF en version SCSI externe et 650FF en version IDE interne.
Pour finir, parlons des graveurs CD. Ils ont sont définis par trois vitesses, la vitesse
de lecture, la vitesse d'écriture et celle de ré-écriture.
Les vitesses sont données par rapport à la vitesse d'une platine CD audio. La vitesse la plus rapide
correspond toujours à la vitesse de lecture et la plus lente à la ré-écriture.
Ainsi, un graveur 40x/12x/6x grave un CD d'une heure en 5 minutes.
La technologie "burn proof" permet d'éviter les problèmes de gravures et d'économiser
de fait quelques CD vierges, vous devriez considérer ce fait lorsque vous achetez un graveur,
ce n'est pas un gadget, loin de là ! Pour en savoir plus sur le burn-proof, lisez
la page sur le Burn Proof de Hardware.fr
Le conseil de Zikinf : les graveurs de marque Lite-on sont vraiment pas chers et néanmoins
fiables et burn proof. Pour les meilleurs performances et une fiabilité irréprochable, Plextor est
la marque leader des lecteurs/graveurs CD depuis pas mal de temps, mais à des prix parfois
prohibitifs.
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