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L’EXPLOITATION DES ŒUVRES MUSICALES2ème partie : Protéger son oeuvrePar Damien [YuHirà] DESHAYES
La contrefaçonLa violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon (articles L. 335-2 à L. 335-4 du Code). Une contrefaçon est un délit pénal, passible de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende depuis la loi Perben II (mars 2004). Les articles du code prévoient de nombreuses sanctions complémentaires. La violation des droits d’auteur fait également naître un préjudice pour lequel l’auteur peut demander réparation par le biais d’une action qualifiée de « civile » Il est utile de rappeler que le droit français comporte trois types de juridictions : les juridictions répressives – pénales – de l’ordre judiciaire (Tribunal de Police, Tribunal Correctionnel, Cour d’assise, Cour d’assise statuant en appel, Chambre criminelle de la Cour de Cassation, Chambre d’instruction, etc…), les juridictions civiles de l’ordre judiciaire (Tribunal d’Instance, Tribunal de Grande Instance, Cour d’appel, Chambres civiles et commerciale de la Cour de Cassation, etc…) et les juridictions de l’ordre administratif. Une action pénale se conduit devant une juridiction pénale. La contrefaçon étant un délit pénal, elle est sanctionnée par le Tribunal Correctionnel. La contrefaçon peut aboutir à la saisie des produits contrefaisants. La preuveLa contrefaçon ne peut être fondée que sur des violations avérées. En droit, un fait est réputé ne pas être tant qu’il n’est pas prouvé. Concrètement, cela veut dire qu’aucune prétention, aucune violation ne peut exister devant un tribunal si elle n’est pas prouvée. En matière de contrefaçon, la preuve se fait par tout moyen. Une procédure particulière, la procédure de « saisie-contrefaçon » permet de prouver l’existence d’une contrefaçon. La personne qui se réclame comme titulaire d’un droit sur une œuvre doit prouver son intérêt à agir. Soit parce qu’elle est auteur, soit parce qu’elle bénéficie d’une cession de droits. C’est pourquoi, avant toute exploitation de votre œuvre, il est nécessaire de vous aménager une preuve d’antériorité, par laquelle vous déclarez être l’auteur de l’œuvre. Cette preuve doit faire foi devant les tribunaux : elle ne doit donc pas pouvoir être contestable par un tiers. S’aménager une preuve de sa paternité sur une œuvre permet de mieux revendiquer ses droits. La solution la plus retenue par les musiciens débutants est celle consistant à adresser ses oeuvres à soi-même, par pli recommandé et scellé par le feuillet A.R.. L'oblitération de la poste peut alors constituer un commencement de preuve d'antériorité de l'œuvre. Il faut bien entendu éviter d'ouvrir l'enveloppe à la réception! En dehors de ces solutions, des organismes ou personnes habilitées peuvent pratiquer le dépôt des œuvres : 1°) L’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) 2°) Le SNAC (Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs) Contrairement à la SACEM, le SNAC ne permet que le dépôt de votre oeuvre, dépôt qui consiste en la remise de documents par le déposant à un dépositaire, en l'occurence le SNAC. En effectuant un tel dépôt - toutes les œuvres de l'esprit susceptibles d'être protégées le Code de la propriété intellectuelle peuvent être déposées-, accompagné des éléments permet d'identifier l'oeuvre, le musicien permet de se constituer une preuve en cas de contestation sur la paternité de l'oeuvre. Elle s'effectue au Service des Dépôts du SNAC (80, rue Taitbout, 75009 PARIS). Le dépôt coûte 32 € (montant en 2003). Ce dépôt peut contenir 4 œuvres au maximum, soit:
Pour la musique il faut fournir les partitions sur support papier. Mais pour ceux qui ne sont pas en mesure d'établir les partitions écrites, le SNAC, accepte sous votre responsabilité, le dépôt sur un support magnétique ou numérique (CD, K7 et MD). Le dépôt se fait grâce à une grande enveloppe (kraft 24 X 32 cm environ) comprenant un exemplaire intégral des œuvres à protéger. Des mentions spéciales doivent être portées et sur la partition et sur l'enveloppe (se renseigner au SNAC.) Le dépôt est valable 5 ans à compter de la date et de l'heure du dépôt. Il peut-être retiré et renouvelé. 3°) La SCAM (Société Civile des Auteurs Multimedia) 4°) La SACEM 5°) Autres Article publié le 28 Février 2005
Il y a 5 commentaires sur cet article.
Posté le 07-02-2007
anonyme
A priori, assez complet. Posté le 06-01-2006
anonyme
Posté le 05-01-2006
anonyme
tchao Posté le 24-08-2005
anonyme
Posté le 05-05-2005
anonyme
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